Bilan couture : retrospectives et perspectives

Voici un article qui me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà…

Quand j’ai commencé à coudre en 2010 il me fallait tout apprendre. Concentrée sur l’aspect technique pour tout bien faire comme il faut (et apprendre le plus possible), ce que je cousais certes me plaisais mais il était souvent difficile d’assembler une pièce avec une autre car c’est un aspect auquel je ne portais pas beaucoup d’attention. C’est un peu la même chose avec les tissus que je choisissais. Ne connaissant pas bien les différentes matières et les différentes qualité, je prenais le moins cher (ce qui n’est pas toujours une bonne idée…).

3 ans et demis plus tard, qu’est ce qui a changé ? Aujourd’hui j’ai une couture beaucoup plus réfléchie. J’ai acquis suffisamment de technique pour me permettre quelques libertés et penser à d’autres aspects qui sont finalement tout aussi important. Voici donc comment j’essaie petit à petit de structurer ce que je couds :

  • Coudre c’est bien, porter ce que l’on coud c’est mieux !

Cela peut paraitre une évidence mais c’est des fois difficile à mettre en pratique. Même si le tissu est magnifique, le modèle sélectionné aussi, une fois le vêtement terminé c’est : Oui c’est sympa mais est ce que je le porterai vraiment ? Avec quoi je vais bien pouvoir mettre ça ? Et c’est vraiment dommage de passer du temps sur quelque chose pour que finalement cela reste au fond de l’armoire. J’ai déjà entrepris quelques actions pour y remédier.

Dans un premier temps : les planches d’inspirations. Je m’y suis mise pour cet hiver (c’est par ici) et je dois dire que c’est déjà très efficace ! Cela m’a permis de réfléchir à ce que je veux vraiment coudre pour une saison donnée, plus ou moins avec quel tissu et comme ça donne une vision d’ensemble ça permet aussi de se rendre compte de l’assemblage des vêtements entre eux. Faire une planche offre également la possibilité de sélectionner des modèles bien précis et encore une fois de ne pas juste coudre quelque chose sur un coup de tête et s’apercevoir plus tard que finalement c’est pas trop mon style. La planche est pour moi un fil conducteur mais reste variable. Je ne veux pas non plus me restreindre exclusivement à ce que j’ai choisi au moment où je l’ai faite, ce serait trop frustrant ! Je l’adapte donc au fil du temps. Par exemple, je pense reporter de quelques mois le jean blanc que j’avais prévu parce qu’en ce moment je suis finalement plus jupe que pantalon et en contrepartie je me suis cousue 2 petites jupes que j’adore (et qui seront bientôt publiées).

basiques màj

Pour aller encore un peu plus loin j’ai découvert cette semaine The Wearability Project :

L’idée derrière tout ça ? Se construire une garde robe fonctionnelle, adaptée à son style pour éliminer petit à petit tous ces vêtements qui restent au fond de l’armoire. C’est un concept très intéressant et la suite logique de mon début de réflexion avec les planches d’inspirations : Quels sont les basiques que je mets tout le temps ? Les couleurs que l’on trouve le plus dans ma garde robe ? Le style de vêtement qui me va le mieux ? Ce que je n’aime pas porter ? etc.

  • Les tissus : Achat, utilisation, stock…

Qui n’a pas quelques tissus qui attendent depuis plus ou moins longtemps LE projet qui ira bien. Quand il n’y en a que quelques uns ce n’est pas bien grave (ouf !) mais il faut rester vigilant pour ne pas se retrouver avec une montagne de coupons qui attendent patiemment leur tour. A vue d’œil je pense en avoir une petite dizaine ce qui me semble raisonnable. J’essaie maintenant d’acheter un tissu uniquement si je sais ce que je vais en faire. Bien sur lors de sorties tissus pour des évènements ponctuels il y a aussi les achats « coup de cœur » et la le facteur limitant est alors plutôt financier.

En parlant de finances, je parlais au début de cet article du prix des tissus. Avant, je cherchais systématiquement le moins cher. A présent je préfère favoriser une bonne qualité de tissu : C’est plus agréable à travailler, durable et cela permet d’acheter moins de tissus aussi (pour celles qui auraient déjà un stock conséquent).

  • Les chutes : mais qu’est ce que je vais en faire ?

L’éternel problème des chutes. Celui la je suis loin de l’avoir résolu… Déjà je classerai les chutes en 2 catégories : Il y a les grandes et les petites chutes. Ce que j’appelle grandes chutes ce sont tous ces morceaux de tissus de 30 à 50 cm de long, trop petits pour un projet entier mais avec lesquels il est quand même possible de vraiment faire quelque chose. Les petites chutes c’est vraiment des petits bouts récupérés par ici et là parce qu’il serait quand même dommage de jeter mais bon finalement ça s’entasse et on en fait rien quand même… J’ai maintenant pris l’habitude de jeter les toutes petites chutes, qui, quoi qu’il en soit ne me serviront pas en revanche j’accumule les grandes chutes et je n’ai pas encore trouvé la solution idéale. En attendant d’avoir une bonne idée pour diminuer mon stock de chutes je compte bien suivre à la lettre (ou essayer en tout cas) le défi n°4 vu ici : utiliser les coupons en entier !

Voilà, j’ai essayé de mettre en forme mes réflexions couture du moment, merci de m’avoir lue jusqu’au bout ! Je réfléchis déjà à mes planches d’inspiration printemps/été en essayant d’utiliser au maximum les tissus que j’ai en stock.

A bientôt !

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Une réflexion sur “Bilan couture : retrospectives et perspectives

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